Khlie : La Révolution Ferroviaire Africaine Guidée par Al Boraq

Al Boraq
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L’Afrique a pu enregistrer une mutation singulière d’envergure de son système ferroviaire, couronnée par son intégration, depuis 2018, au club de la grande vitesse, grâce au train à grande vitesse (TGV) « Al Boraq », a souligné, jeudi à Dakar, le Directeur général de l’Office national des chemins de fer (ONCF), Mohamed Rabie Khlie, également président de l’UIC–Région Afrique.

Dans son allocution à l’ouverture du Forum international sur le financement des projets ferroviaires en Afrique, M. Khlie, vice-Président de l’Union internationale des chemins de fer (UIC), a indiqué que le continent africain a pu enregistrer une mutation singulière d’envergure de son système ferroviaire, couronnée par son intégration, depuis 2018, au club de la grande vitesse, grâce au train « Al Boraq » reliant la capitale économique du Royaume du Maroc et la Ville de Tanger porte de l’Europe et ce, dans le cadre de la politique des grands chantiers insufflée par la Vision éclairée et les Orientations clairvoyantes du Roi Mohammed VI.

« Il s’agit en effet d’un tournant historique dans le cadre de la concrétisation de l’ambitieux projet du train à grande vitesse africain intégré, retenu dans l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, avec la perspective de relier les capitales des pays africains et de valoriser davantage la logistique et le transport de marchandises en harmonie avec la ZLECA (Zone de Libre Echange du continent Africain) », a précisé le président de l’UIC–Région Afrique.

A cet égard, il a noté que l’UIC – Région Afrique a co-construit en 2022, une stratégie rénovée de développement du rail en tant que feuille de route prospective, première du genre, en termes du déploiement sectoriel de l’Agenda 2063.

« Le train du futur acheminant cette nouvelle vision stratégique, ambitionne de repositionner le rail en tant qu’épine dorsale de la mobilité durable au sein du continent et de le rendre plus fiable, plus viable, plus efficace, plus compétitif, plus digitalisé et plus abordable », a-t-il expliqué.

Dans ce cadre, M. Khlie a estimé que la concrétisation de cette stratégie se traduira par de forts impacts et effets d’entraînement au profit de la diaspora africaine.

Il a, par ailleurs, souligné que le financement des projets ferroviaires en Afrique constitue le « nœud gordien » à surmonter pour assurer la compétitivité, verdir les infrastructures, pérenniser la durabilité des économies et soutenir la transition du continent vers le net zéro carbone.

D’autre part, M. Khlie a relevé que le mode ferroviaire en Afrique a longtemps souffert d’un sous-investissement en matière de réhabilitation, de standardisation et d’extension, ce qui l’empêche de jouer pleinement son rôle de mode jouissant d’atouts indéniables pour la Collectivité

Dans ce sens, il a précisé que la faible densité du réseau panafricain et sa couverture territoriale ne constituant que 6% du réseau ferré mondial, pour un continent représentant environ 20% de la surface terrestre et abritant près de 17% de la population mondiale.

« En dépit d’une telle situation, force est de constater que le continent a emprunté la voie du développement de ce secteur vital, matérialisé par la réalisation et la planification de multiples projets d’envergure – d’ordre régional, local et continental- et dont la concrétisation est appelée à repenser l’espace africain », a-t-il poursuivi.

Mettant en avant le choix du Sénégal pour abriter cette rencontre, consacrée aux perspectives du ferroviaire africain, ce qui traduit un signal fort de la communauté ferroviaire internationale, M. Khlie s’est félicité du projet phare du Train Express Régional (TER), constituant un exemple édifiant de ce choix stratégique, et dont les performances dénotent bien de sa viabilité et de son utilité, en tant que solution profitable pour une mobilité écoresponsable, inclusive et durable entre la Capitale, Dakar, et sa banlieue.

Le succès de ce type de projets de grande envergure repose essentiellement sur un leadership stratégique et visionnaire déterminé au plus haut niveau des pays, a-t-il affirmé.

Organisée par la Société nationale Les chemins de fer du Sénégal (CFS), en partenariat avec l’Union internationale des chemins de fer, ce forum marqué par la participation de près de cinq cents décideurs issus du milieu politique, de compagnies ferroviaires, du secteur industriel, d’organismes techniques et du secteur privé, vise « à impulser et redynamiser le développement des chemins de fer en Afrique ».

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