Avec l’ouverture d’une région de cloud public à Casablanca, Oracle devient le premier hyperscaler à déployer une telle infrastructure en Afrique du Nord, rapprochant capacités d’IA générative, cloud distribué et souveraineté des données des organisations marocaines et régionales.
Une région Oracle Cloud à Casablanca pour répondre à une demande exponentielle
Oracle annonce l’ouverture d’une région de cloud public au Maroc, située à Casablanca et hébergée chez N+ONE Datacenters. Cette nouvelle région Oracle Cloud vise à répondre à la montée en puissance de la demande en services de cloud et d’intelligence artificielle, et à offrir un accès local aux technologies les plus avancées d’Oracle en matière de calcul, de données et d’IA générative.
Les entreprises, startups et organismes publics marocains pourront ainsi consommer les services d’Oracle Cloud Infrastructure (OCI) au plus près de leurs besoins, avec la garantie que leurs données sont hébergées et traitées à l’intérieur des frontières nationales. Cette implantation fait d’Oracle le premier hyperscaler à opérer une région de cloud public en Afrique du Nord, marquant un tournant pour l’écosystème numérique du pays et de la région.
Un cloud distribué et souverain pour moderniser les SI publics et privés
Inscrite dans la stratégie de cloud distribué d’Oracle, la région Oracle Cloud Casablanca est conçue pour accompagner les organisations publiques et privées dans la modernisation de leurs systèmes d’information. Elle facilite la migration de tous types de charges de travail on‑premise vers OCI, qu’il s’agisse d’applications critiques, de bases de données ou de plateformes analytiques, tout en respectant des exigences strictes de souveraineté et de conformité réglementaire.
L’un des atouts majeurs de cette région tient à ses capacités souveraines : les données peuvent être hébergées et traitées exclusivement sur le territoire marocain, dans le respect des réglementations applicables aux secteurs public, gouvernemental et fortement régulés (finance, santé, énergie, télécoms, etc.). Cette approche permet de concilier les bénéfices du cloud hyperscale avec les impératifs de contrôle et de gouvernance locaux.
Commentant cette annonce, Cormac Watters, Executive Vice President et General Manager EMEA d’Oracle, a déclaré :
« L’ouverture de notre région cloud à Casablanca constitue une étape majeure dans notre engagement à soutenir la croissance du Maroc et sa position de hub régional pour l’IA et l’innovation numérique. Avec Oracle Cloud Casablanca Region, nous fournissons aux organisations à travers tout le Maroc et l’Afrique du Nord les infrastructures sécurisées et à hautes performances dont elles ont besoin pour innover avec l’IA et le cloud, et pour être compétitives à l’échelle mondiale. »
Un pilier d’« Digital Morocco 2030 » et de l’infrastructure IA d’Oracle au Maroc
La région Oracle Cloud Casablanca s’inscrit en soutien direct de la stratégie gouvernementale « Digital Morocco 2030 », en mettant à disposition des acteurs locaux une infrastructure de pointe pour accélérer leurs projets de transformation digitale et d’IA. Elle représente également une expansion significative de l’infrastructure IA d’Oracle dans le pays, en donnant un accès local à des services avancés comme OCI AI Agent Platform, OCI Generative AI Service ou encore Oracle AI Data Platform.
Les startups, scale‑ups et investisseurs marocains – parmi les plus dynamiques d’Afrique du Nord – peuvent tirer parti de cette région pour l’entraînement et l’inférence de modèles d’IA, le développement d’applications conversationnelles, l’automatisation de processus métiers ou l’industrialisation d’analyses de données à grande échelle, le tout avec une latence réduite et une proximité renforcée avec leurs utilisateurs finaux.
Oracle Cloud Casablanca : principaux atouts pour l’écosystème marocain
| Axe | Bénéfice clé |
|---|---|
| Souveraineté des données | Hébergement et traitement des données au Maroc, conformité renforcée pour les secteurs régulés |
| IA générative et analytique | Accès local aux services OCI AI, IA générative, plateformes de données et d’agents IA |
| Modernisation applicative | Migration fluide des charges on‑premises vers OCI avec haute performance et faible latence |
| Écosystème local | Partenariat avec N+ONE Datacenters et opportunités accrues pour startups et intégrateurs |
Casablanca, Settat, Johannesburg, Nairobi : une stratégie cloud panafricaine accélérée
En complément de la région Oracle Cloud Casablanca et du centre de R&D déjà annoncé, Oracle prévoit l’ouverture d’une seconde région de cloud public à Settat. Au niveau continental, l’éditeur dispose déjà d’une région cloud à Johannesburg (Afrique du Sud) et a annoncé l’ouverture prochaine d’une région à Nairobi (Kenya), ce qui en fait l’une des expansions hyperscale les plus rapides en Afrique.
Cette stratégie bi‑région (Casablanca–Settat) au Maroc permet d’envisager des architectures haute disponibilité / reprise après sinistre sur le territoire national, tout en offrant un maillage panafricain apte à servir des organisations opérant à l’échelle de la région, voire du continent, avec une meilleure proximité géographique et réglementaire.
Confidentialité, IA souveraine, faible latence : Oracle, un hyperscaler taillé pour les exigences africaines
Oracle se positionne comme un partenaire privilégié pour les clients africains ayant des exigences fortes en matière de confidentialité, d’IA souveraine et de latence. L’éditeur souligne être le seul hyperscaler capable de fournir plus de 200 services cloud et IA à travers un spectre complet de déploiements : cloud public, datacenter client, architectures hybrides/edge ou scénarios multicloud, sans compromis sur l’expérience OCI.
Avec plus de 200 régions cloud en production ou planifiées à travers le monde, les clients peuvent choisir le modèle d’implémentation qui correspond au mieux à leurs contraintes métier, réglementaires ou géographiques, tout en conservant une cohérence en termes de performance, de sécurité, de gouvernance et d’outillage.
Le cloud distribué Oracle : quatre modèles pour un même socle technologique
L’offre de cloud distribué d’Oracle vise à concilier les avantages du cloud public hyperscale avec des besoins variés en matière de contrôle, de localisation et de conformité. Elle s’articule autour de quatre grands modèles complémentaires :
- Cloud public : des régions hyperscale comme Oracle Cloud Casablanca servent des organisations de toutes tailles, y compris celles soumises à des exigences de souveraineté strictes.
- Cloud dédié : avec OCI Dedicated Region, les clients peuvent déployer l’ensemble des services OCI dans leurs propres datacenters, tandis que les partenaires peuvent revendre et personnaliser les services via Oracle Alloy. Oracle opère également des clouds gouvernementaux séparés (États‑Unis, Royaume‑Uni, Australie) et des régions isolées pour des besoins de sécurité nationale.
- Cloud hybride : des services tels que Oracle Exadata Cloud@Customer et Compute Cloud@Customer apportent des briques OCI clés on‑premise dans plus de 60 pays. L’offre OCI Roving Edge Infrastructure, basée sur des appliances robustes et portables, permet en outre de traiter des cas d’usage d’inférence IA au plus près du terrain, en périphérie du réseau.
- Multicloud : OCI est physiquement déployé au sein des principaux hyperscalers (AWS, Google Cloud, Microsoft Azure), permettant de bénéficier d’une faible latence et de services de bases de données IA intégrés nativement, comme Oracle AI Database@AWS, @Azure, @Google Cloud, ainsi qu’Oracle HeatWave sur AWS et Azure. Les interconnexions Oracle Interconnect for Microsoft Azure et for Google Cloud offrent aux clients la possibilité de combiner le meilleur de plusieurs clouds.
Casablanca, point d’ancrage d’une nouvelle génération de clouds souverains et ouverts
En inaugurant une région de cloud public à Casablanca et en préparant une seconde à Settat, Oracle envoie un signal fort : l’Afrique du Nord n’est plus un simple marché de consommation de services numériques, mais un territoire où se construisent les infrastructures de la prochaine vague d’IA et de cloud souverain. Pour les acteurs marocains et régionaux, cette nouvelle brique infrastructurelle ouvre un champ d’opportunités, à condition de savoir articuler les choix technologiques avec les exigences de souveraineté, de conformité et de création de valeur locale.

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