Clôture à Casablanca du programme « Renforcer les capacités du Maroc à lutter contre la traite des personnes.»

Consulat des Etats-Unis

Le Consulat des Etats-Unis a organisé, hier à Casablanca, un évènement marquant la clôture du programme « Renforcer les capacités du Maroc à lutter contre la traite des personnes ». Le programme a offert une série de formations dont ont bénéficié 260 procureurs, avocats, membres de la sureté nationale, et représentants de la société civile à Casablanca, Beni Mellal, et Tanger. La formation a été financée à hauteur de 825.000 dollars par le Bureau de surveillance et de lutte contre la traite des personnes, entité du Département d’état américain. Le programme a été mis en œuvre par L’Association américaine du barreau en partenariat avec le Ministère marocain de la justice, et s’est déroulé entre mai 2021 et janvier 2023.

La traite des personnes constitue le deuxième crime le plus rentable au monde.  Au niveau mondial, il est estimé que 25 millions de personnes sont soumises à la traite des êtres humains et au travail forcé, ce qui génère environ 150 milliards de dollars par an en profits illicites. La traite menace la sécurité des collectivités et des frontières, affecte l’économie des pays, et érode la primauté du droit. Aux Etats-Unis, l’Administration s’est engagée à maintenir la lutte contre la traite des êtres humains que ce soit au niveau national qu’international à travers des partenariats comme celui célébré aujourd’hui.

Au Maroc, la proximité géographique avec l’Afrique et l’Europe fait du pays un point de provenance, une destination et un pays de transit pour la traite. De ce fait, le gouvernement marocain multiplie les efforts pour éradiquer ce crime. Que ce soit au niveau législatif avec la loi 27-14 ou au niveau interministériel avec la Commission nationale interministérielle de lutte contre la traite, les efforts continuent pour s’associer aux efforts internationaux contre ce crime.

Le programme « Renforcer les capacités du Maroc à lutter contre la traite des êtres humains » est venu soutenir cet engagement et combler les besoins en termes de formation et d’expertise, renforçant ainsi la coopération entre le Maroc et les Etats-Unis dans ce domaine. Les formations ont couvert plusieurs thèmes dont les indicateurs des victimes potentielles de traite, et les mesures d’orientation et d’assistance des victimes de traite.

 

La traite des êtres humains :

La loi marocaine 27-14 définit la traite des êtres humains comme « le fait de recruter une personne, de l’entrainer, de la transporter, de la transférer, de l’héberger, de l’accueillir, ou le fait de servir d’intermédiaire à cet effet, par la menace de recours à la force, le recours à la force, ou à d’autres formes de contrainte, d’enlèvement, de fraude, de tromperie, ou d’abus d’autorité, de fonction, ou de pouvoir, ou l’exploitation d’une situation de vulnérabilité, de besoin ou de précarité, ou par le fait de donner ou de percevoir des sommes d’argent ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre personne aux fins d’exploitation…» Dans le cas des victimes âgées de moins de 18 ans, dès lors qu’il s’avère que le but poursuivi est l’exploitation desdits enfants, on considère que le crime de traite des êtres humains est commis, même dans l’absence des moyens de pression précités.

Aux Etats-Unis, la traite des êtres humains, également connue sous le nom de traite des personnes, est définie comme un crime qui consiste à contraindre ou forcer une personne à fournir du travail ou des services, ou à se livrer à des actes sexuels commerciaux. La coercition peut être subtile ou manifeste, physique ou psychologique. L’exploitation d’un mineur à des fins commerciales est de la traite des êtres humains, que ce soit ou non sous une forme quelconque de force, de fraude ou de coercition.

Le Bureau de surveillance et de lutte contre la traite des personnes :

Le Bureau de surveillance et de lutte contre la traite des personnes (Office to Monitor and Combat Traficking in Persons) dirige les efforts mondiaux du Département d’état américain dans la lutte contre la traite des êtres humains à travers la poursuite des trafiquants, la protection des victimes et la prévention de la traite des êtres humains. Les moyens employés à ces fins comprennent l’analyse objective des efforts du gouvernement, l’identification des tendances mondiales, l’engagement et le soutien de la diplomatie stratégique bilatérale et multilatérale, et l’aide ciblée étrangère pour renforcer les capacités durables des gouvernements et de la société civile dans ce domaine. Au sein du Département d’État et sous la direction de la haute fonctionnaire Kari Johnstone, le Bureau s’associe avec des gouvernements étrangers, des organisations internationales, d’autres agences fédérales, la société civile, le secteur privé et des survivants de la traite des êtres humains pour élaborer et mettre en œuvre des stratégies efficaces de lutte contre ce crime.

bankofafrica

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